Aménagement du croisement Av. Carnot - Rue Paul Colomb
Clermont-Ferrand
Partielle (Etude de faisabilité)
PAF Architecture
Publique / Privée
120 m²
230 000€ HT
Mission livrée en 2025
A Clermont-Ferrand, le café-restaurant Le Carnot est situé au carrefour de l’avenue Carnot qui accueille le nouveau projet urbain Inspire, support d’un réseau de bus qui connecte le centre ville au grand territoire – et de la rue Paul Collomp qui est une portion de l’artère qui relie les Universités-Clermont-Auvergne au campus des Cézeaux.
Au départ, le repreneur du bar a eu l’interdiction d’utiliser la terrasse en bois d’origine suite au refus de renouvellement du droit d’exploitation, décidé par la ville. La raison étant que celle en place ne correspondait plus aux attentes urbaines du secteur. L’agence a donc été sollicité par le propriétaire pour définir un nouveau projet soumis à déclaration préalable. La problématique étant que l’Architecte des bâtiments de France et la ville n’était pas d’accord sur le type d’ouvrage envisageable. L’ABF refusait qu’une structure légère et rapportée soit réalisée (puisque considérée comme une résolution anecdotique et résiduelle), tandis que la ville rappelait que le domaine public est inaliénable autrement dit qu’une construction en dur réalisée par une entité privé est interdite. Pour l’agence, la seule possibilité était d’ouvrir le champ de la réflexion et de proposer un aménagement d’espace public à l’échelle du carrefour. Autrement dit, il s’agissait de proposer un dessin global, transparent en terme de circulation, libre dans son appropriation, capable d’accueillir les besoins de l’établissement et d’intégrer les contraintes de l’espace public. Deux scénarios ont été étudiés et ont révélé que les limites d’intervention du projet Inspire faisaient l’impasse sur le traitement d’un secteur important.
A l’issue d’une première présentation, l’ABF et les services opérationnels de la ville ont décidé de solliciter l’avis des élus qui ont demandé aux opérateurs, d’intégrer « cette pièce urbaine importante » à la campagne des travaux en cours. Ce projet démontre qu’un projet d’espace public ne peut être considéré comme un acte isolée. Il doit s’inscrire dans une logique de réflexion scalaire qui s’étend des problématiques de territoire au détails d’exécutions situés.


